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Période surréaliste… Gardons le cap !

Notre dernière newsletter consacrée au télétravail en cette période de confinement liée à la crise du Covid-19 a suscité de nombreuses réactions de votre part. Certains nous posaient des questions très précises. Nous vous remercions pour votre intérêt. La prolongation du confinement ayant été décrétée par le gouvernement pour au moins encore 3 semaines, nous avons donc estimé qu’il était possible d’apporter encore d’autres réponses et d’autres points de vue concernant le télétravail. C’est tout l’objet de cette nouvelle newsletter. Plus que jamais à votre écoute, toute l’équipe d’Edenred reste à votre entière disposition.

Bonne lecture à tous.

Article thématique

  • Recruter, socialiser et travailler à distance : 3 défis surmontables

    Travailler à domicile est un vrai défi pour certains. Pour d’autres, c’est plus simple. Mais dans tous les cas, il pose de nombreuses questions. Par exemple : comment s’organiser quand on est parent ? Qu’en est-il des assurances ? Comment vivre une prolongation de confinement ? Comment recruter à distance ? Ou comment continuer à être en lien avec ses collègues ?

    Le télétravail est devenu le quotidien de nombreuses personnes qui n’y étaient pas spécialement préparées. C’est devenu le quotidien également de nombreuses entreprises. Pas toujours facile de trouver ses marques. Et encore moins quand on est face à des défis tels que le recrutement.

    Recruter à distance ?

    Aujourd’hui, la Belgique est confinée. Mais dans quelques semaines, les activités reprendront doucement leur rythme de croisière. Dans cette perspective, vous êtes peut-être amené à faire passer des entretiens d’embauche ou vous deviez en faire. Ne les annulez pas ! Ils peuvent se faire à distance à condition de respecter certaines règles.

    Tout d’abord, assurez-vous d’être bien équipé, de savoir vous servir des outils de communication et d’avoir un plan B au cas où il y a un bug informatique. Ensuite, contrairement au face-à-face lors duquel nous nous faisons rapidement des premières impressions, il faut allonger le processus de recrutement, lorsque le contact est exclusivement virtuel. Certains spécialistes parlent de le doubler. Il faut en effet plus de temps pour apprendre à cerner la personne au travers d’un écran. Important également, les tests. Ils peuvent également se faire en ligne. Pour ce qui est des compétences linguistiques, c’est assez simple. Mais pour d’autres compétences, c’est également possible. Pour juger la créativité, vous pouvez proposer des énigmes à résoudre. Il existe également des tests de logique ou de profils. Vous en trouverez facilement en ligne, sur les nombreux sites spécialisés dans ce domaine.

    Impliquer son équipe fait également partie du processus. Une fois le premier entretien individuel passé, réorganisez-en un autre en y conviant des collaborateurs qui seront en contact direct avec le talent recherché. Il est important que tout le monde puisse donner son avis, même virtuellement. Veillez aussi à donner à la personne que vous souhaitez recruter un maximum d’informations sur le métier et sur votre société. Fournissez-lui toute la documentation ou littérature nécessaire et, lors d’un second entretien, discutez-en avec elle. Enfin, si vous n’avez pas l’habitude de recruter à distance, prévoyez une rencontre post-confinement avant de signer le contrat.

    Quelles questions poser ? 

    Il y a quelques années, l’auteur à succès américain Kevin Sheridan a écrit The Virtual Manager: Cutting-Edge Solutions for Hiring, Managing, Motivating, and Engaging Mobile Employees. Basé sur des années de recherche, The Virtual Manager fournit à tout manager les outils dont il a besoin pour réussir à travailler efficacement avec des employés virtuels. On peut y lire également quelques questions à poser lors d’un entretien d’embauche virtuel. Exemples : pour découvrir les routines et l’environnement de la personne à recruter, « Décrivez votre bureau à distance et votre mode de travail ». Pour tester l’autonomie : « Qu’avez-vous fait lorsqu’un responsable était absent et que vous deviez prendre une décision ? » Ou encore, pour tester la gestion du temps : « Comment établissez-vous les priorités des projets ? » Pour tester la débrouillardise : « Si vous avez un problème dont vous ne connaissez pas la solution, que faites-vous ? » Pour tester la collaboration au sein d’une équipe : « Comment gérez-vous le fait de travailler pour plus d’un superviseur ? » Et puis, évidement poser quelques questions plus classiques sur la personnalité, votre entreprise, la manière dont la personne envisage le travail, si elle a de l’expérience dans le télétravail…

    Comment vivre le confinement ?
    Loin de ses collègues, la vie peut être dans un premier temps agréable. On se ressource un peu. Très vite cependant, la tendance peut s’inverser car être confiné chez soi ne veut pas dire être en vacances. Il faut continuer à assurer l’essentiel de son travail dans des conditions particulières. Pour vivre ce confinement professionnel de la manière la plus « normale » possible, l’état d’esprit est important. Depuis début mars, de nombreux journalistes ont interrogé des spécialistes du confinement (astronautes, marins…) pour savoir comment l’aborder sereinement. Voici quelques réponses.

    Pour l’astronaute américain Scott Kelly, le principal c’est de « ne pas avoir trop d’attentes, parce que nous ne savons pas quand ça va finir » (Source). Pour l’astronaute français Thomas Pesquet, qui a passé plusieurs mois dans l’espace à bord de l’ISS, il est important de se donner une mission, d’avoir un but : « Aujourd’hui, notre mission à tous est de faire en sorte que le virus ne se propage pas », a-t-il rappelé sur la chaîne française TF1. Le Belge Frank de Winne, premier européen à avoir été commandant de l’ISS en 2009, explique dans De Telegraaf que « les moyens de communication actuels sont un grand avantage, il faut faire l’effort de les utiliser ». Chaque jour il appelle sa mère de 86 ans, confinée dans une résidence de personne âgée. « En vidéo, pour qu’elle puisse me voir ».

    L’isolement nuit non seulement à notre santé mentale, mais aussi à notre santé physique, en particulier à notre système immunitaire, il faut donc continuer à avoir une vie sociale. Et pourquoi n’organiserait-on pas une fois par semaine un afterwork ? 😉

    Quelques trucs et astuces
    Premièrement, si votre habitation le permet, essayez d’avoir un espace bien défini comme lieu de travail. Un espace qui doit être identifié par vos enfants comme un endroit où ils ne peuvent pas vous déranger si vous y êtes. On est bien d’accord, c’est parfois bien difficile et lors de vidéo-conférences, il n’est pas rare d’être interrompu par un enfant de collègue qui apparaît à l’écran. Ou bien d’être dérangé par son propre enfant, et ce n'est pas grave. Idée : bricolez avec votre enfant une plaque « ne pas déranger » à suspendre à la poignée lorsque vous êtes occupé. Cela permettra à votre enfant de mieux percevoir ces moments.

    Ensuite, n’hésitez pas à avoir un horaire flexible (plus matinal ou plus tardif). En clair : adaptez votre horaire pour travailler quand vos enfants… dorment. Et n’hésitez d’ailleurs pas à les faire dormir plus tard le matin. Si vous êtes marié ou en couple, répartissez-vous les tâches ménagères et l’occupation des enfants de manière à alterner. Chacun à son tour pouvant, par exemple, travailler deux-trois heures de manière intensive et sans être dérangé et ainsi avancer sur ses objectifs.

    Les enfants, quel que soit l’âge, peuvent être responsabilisés. Les ados apprendront à donner un coup de main, les plus jeunes à s’occuper un peu sans maman ou sans papa. Essayez de les responsabiliser notamment en créant avec eux un horaire où chaque plage d’activités est bien repérable : moments de jeux, de bricolage ou de travail. Enfin, très important, ne culpabilisez pas ! Vous faites partie de ces nombreuses personnes qui n’ont pas le choix. Et tout le monde pourra comprendre qu’en période de crise, certains délais soient revus ou que des coups de fil soient interrompus par des « Maman est avec quelqu’un pour son travail » 😉 (cf. curation Attention au burn-out parental).

Inspirations

  • Accident domestique ou accident de travail ?

    Que dit la loi en cas d’accident à la maison mais pendant le télétravail ? Eclairage.

    Votre employé travaille dans son salon, se balance en arrière sur sa chaise, tombe et se fracture le poignet. Est-il victime d’un accident du travail ou d’un accident de la vie privée ?

    Rappelons avant toutes choses que les télétravailleurs jouissent des mêmes droits que lorsqu’ils sont sur leur lieu de travail, pendant l’exécution de leur contrat. Ainsi, un accident est présumé être survenu pendant l’exécution du contrat de travail s’il se produit :

    1/ sur le lieu désigné dans le contrat de travail comme étant le lieu où le télétravailleur travaille,
    2/ durant la période désignée dans le contrat de travail comme étant la période durant laquelle le télétravailleur travaille.

    Un accident sur le lieu et pendant les heures mentionnées dans son contrat de télétravail sera donc toujours présumé être survenu dans le cours du contrat de travail. Dans ce cas, comme pour tous les accidents de travail, la procédure de déclaration d’accident doit être suivie.

    Donc si votre employé se brûle en cuisant sa viande au barbecue dans son jardin le soir, ce sera considéré comme un accident domestique car il n’est ni sur le lieu désigné dans le contrat ni pendant la période dédiée au télétravail.

    Plus d’infos ici

  • Attention au burn-out parental !

    Parfois, le confinement avec ses enfants en continu, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, peut être une charge mentale très importante. Voire trop importante.

    Entre le linge, les repas, les réunions virtuelles, les objectifs à atteindre, les demandes incessantes des enfants – le tout dans un espace clos – il y a de quoi être « au bout ». Depuis 3 semaines, les parents se débrouillent comme ils peuvent, mais avec l’annonce de la prolongation du confinement jusqu’au 18 avril, la situation risque de devenir intenable pour nombre d’entre eux.

    Le télétravail dans cette période de confinement peut être source de difficulté pour certaines familles. Voire de burn-out. Selon l’Université catholique de Louvain, « en Belgique, les chiffres les plus prudents suggèrent que 5 à 8 % des parents seraient actuellement en situation de burn-out parental, soit entre 150 000 et 210 000 personnes, et au minimum 100 000 mères et 50 000 pères. Le burn-out parental peut avoir des conséquences graves sur le parent lui-même (problèmes de santé, addictions, pensées suicidaires...), sur le couple (irritabilité, conflits...) et sur la relation parent-enfant (multiplication par 13 du risque de négliger ses enfants et par 20 de les violenter). Et, généralement, le parent victime du burn-out parental ressent une forte culpabilité. » 

    Les spécialistes appellent à la considération de la difficulté de travailler à la maison tout en s’occupant de ses enfants, et la Ligue des familles ainsi que le Gezinsbond demandent d’urgence une solution sous la forme d’un congé spécifique, notamment via une pétition en ligne… Affaire à suivre ! (Source)  

Le saviez-vous ?