Rebondir après un échec

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Dans le monde du travail, l’échec fait partie intégrante du quotidien. Une promotion pour un collègue qu’on estime moins méritant. Un bilan nettement moins bon qu’espéré. Une faillite, un licenciement ou encore un refus d’augmentation. Certains disent que la fragilité de la vie est ce qui en fait sa beauté. C’est peut-être vrai. Mais c’est parfois difficile à réaliser et totalement inaudible au moment où on « vit » l’échec. Et pourtant, il existe des trucs, des astuces et des exemples qui démontrent que l’échec est surmontable. Il faut se poser quelques bonnes questions, dont une essentielle : « Et qu’est-ce qu’on fait après? ».

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  • Comment apprendre à rebondir après l’échec ?

    Toutes les plus grandes réussites professionnelles ont très souvent été précédées d’échecs cuisants. Les plus grands patrons du monde, les plus grandes stars sont passés par ce moment où on se dit que tout est à recommencer, une fois de plus. Il existe des trucs et des astuces pour surmonter l’échec et des décisions à prendre pour s’en éloigner. L’échec est en fait une expérience à célébrer pour en apprendre davantage sur soi. L’échec est en fait une étape comme une autre de la réussite professionnelle. Explication.

    "Aux Etats-Unis, lorsque vous ouvrez un compte professionnel à la banque, on vous demande en guise de préalable à toute discussion si vous avez déjà fait banqueroute. Si la réponse est oui, vos taux d'intérêts sont plus bas, parce que l'on part du principe que vous avez cette expérience et que vous ne referez pas les mêmes erreurs ». Cette anecdote, racontée par le conférencier et spécialiste RH Jean-Noël Chaintreuil résume bien des choses. Oui, l’échec peut être une occasion unique de recentrer ses objectifs et d’avancer.  Mais pour cela, il faut comprendre que nous ne sommes pas égaux face à l‘échec car l’échec n’est pas une donnée objective.

     

    Dans son sens le plus général, un échec est une situation qui résulte d'une action n'ayant pas abouti au résultat escompté. Mais ce résultat peut être variable selon les personnes. Un entrepreneur va estimer que ne pas progresser de 10% en chiffre d’affaire sur l’année est un échec alors que son directeur financier estimera que la situation est « passable ». Il y a donc une donnée personnelle et subjective à l’échec. Et c’est cette donnée qui est la plus complexe à dépasser car elle est au fond de nous.


    Comment gérer l’échec ?

    Il n’y a pas de recette magique pour apprendre à surmonter l’échec. Cela dit, quelques trucs et conseils existent.

    Le premier, c’est qu’il est important de distinguer la stratégie de la personne. Lorsque l'on tente quelque chose, un record sportif, un gâteau au chocolat comme à la télé, un projet professionnel, … on met des stratégies en place et on essaye de l’appliquer le mieux qu’on peut. Mais avant d’essayer, rien ne nous permet d’avoir la certitude que la stratégie sera couronnée de succès. Ce qui est essentiel, en cas d’échec, c’est d’être conscient que « nous ne sommes pas la raison de l’échec » mais que l’échec résulte peut-être bien de la méthode utilisée (la recette de cuisine, l’entraînement sportif, …). Cela permet de relativiser et de se relever plus facilement.

    Le second, c’est qu’il faut savoir partager l’échec et ses émotions avec les gens qui nous entourent. Au boulot et en privé. En parler autour de soi est indispensable car ces personnes sont celles qui pourront vous aider à rebondir. Et aussi parce que ces personnes nous feront réaliser que notre échec n’affecte en rien ce qu’ils pensent de nous et de nos compétences.

    Le troisième est qu’il faut, tant que faire se peut, identifier les causes de l’échec afin de ne plus faire les mêmes erreurs. C’est aussi une étape essentielle pour développer un nouveau plan d’attaque amélioré.

    Prendre du recul

    Bien souvent plus facile à dire qu’à faire, il est important de prendre du recul quand nous sommes confrontés à l’échec. C’est la seule manière d’apprendre. C’est l’étape la plus compliquée car après un échec, on a tous instinctivement qu’une envie, se prouver à soi et aux autres qu’on est capable de réussir et qu’on n’est pas un « loser ». L’erreur est de vouloir se remettre en selle directement. Et pourtant, un sprinter de 100 mètres qui rate sa course ne va pas en recourir une dans la foulée pour faire mieux. Il va analyser et s’entrainer encore pour revenir plus fort, plus tard. L’entrepreneur, l’employé ne doit pas faire autre chose. Le temps est également nécessaire pour se poser des questions toutes simples sur le sens de ce qu’on veut entreprendre. Parfois, avec les jours qui passent, on ouvre des portes qu’on n’imaginait pas.

    Ce qui est important également, c’est de réfléchir à l'échec quand tout va bien. C’est un état d’esprit qui permet de réaliser que nos succès ne sont pas forcément que le fait de notre génie personnel mais bien d’un puzzle à plusieurs pièces qui interagissent. Ce mindset permet de gérer plus facilement les virages un peu dangereux et les échecs puisqu’il rend la responsabilité de l’échec plus collective. Ce qui est nettement plus facile à vivre.

Inspiration

  • Célébrons l’échec !

    Cela peut paraître surprenant, mais reconnaître publiquement un échec cuisant et le fêter collectivement est une bonne manière de dédramatiser et de « tourner la page ».

    C’est dans cet état d’esprit que l’entreprise Intuit, éditeur de logiciels financiers Californien d’environ 9.000 salariés, a instauré la « fête de la défaite » lorsqu’elle se « plante » sur un gros projet. Plutôt que « d’étouffer l’affaire », elle organise au sein de son siège social de Moutain View une cérémonie conviviale et festive où les membres des business units concernées peuvent prendre la parole, partager entre eux sur ce qui s’est passé et surtout apprendre de leurs échecs.

     

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  • Et chez les autres ?

    Qu’ont en commun Elvis Presley, Walt Disney, Michael Jordan, Steve Jobs, JK Rowling ou Steven Spielberg? Tous ont connu un ou plusieurs échecs cuisants.

    On retiendra par exemple Spielberg qui avait été refusé par trois fois de l’université de Californie de Théâtre, cinéma et télévision. Loin de se démotiver il a persévéré dans une autre université. Il est aujourd’hui reconnu pour être l’un des plus grands réalisateurs du monde.

    Walt Disney, géant du film d’animation fut renvoyé de son premier poste de rédacteur pour « manque d’imagination ». En 1921, il créa sa première société qu’il dût liquider. Il indiqua survivre en mangeant de la nourriture pour chien. Optimiste et battant, il reprit la voie de la création, on lui indiqua alors que l’idée d’une souris ne marcherait jamais.

    Elvis Presley fut lui aussi renvoyé après sa première représentation musicale. L’organisateur lui signala qu’il n’aurait aucun avenir dans la musique. Pire on lui dit « qu’il ferait mieux de conduire un camion ». On connait la suite.

     

    Comme quoi, il ne faut jamais rien lâcher 😉

     

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Le saviez-vous ?

  • 83%83%

    83% de nos voisins français considèrent qu’on dévalorise trop souvent les personnes qui subissent un échec dans la vie professionnelle.