Attention au burn-out parental !

Entre le linge, les repas, les réunions virtuelles, les objectifs à atteindre, les demandes incessantes des enfants – le tout dans un espace clos – il y a de quoi être « au bout ». Depuis 3 semaines, les parents se débrouillent comme ils peuvent, mais avec l’annonce de la prolongation du confinement jusqu’au 18 avril, la situation risque de devenir intenable pour nombre d’entre eux.

Le télétravail dans cette période de confinement peut être source de difficulté pour certaines familles. Voire de burn-out. Selon l’Université catholique de Louvain, « en Belgique, les chiffres les plus prudents suggèrent que 5 à 8 % des parents seraient actuellement en situation de burn-out parental, soit entre 150 000 et 210 000 personnes, et au minimum 100 000 mères et 50 000 pères. Le burn-out parental peut avoir des conséquences graves sur le parent lui-même (problèmes de santé, addictions, pensées suicidaires...), sur le couple (irritabilité, conflits...) et sur la relation parent-enfant (multiplication par 13 du risque de négliger ses enfants et par 20 de les violenter). Et, généralement, le parent victime du burn-out parental ressent une forte culpabilité. » 

Les spécialistes appellent à la considération de la difficulté de travailler à la maison tout en s’occupant de ses enfants, et la Ligue des familles ainsi que le Gezinsbond demandent d’urgence une solution sous la forme d’un congé spécifique, notamment via une pétition en ligne… Affaire à suivre ! (Source)