Lykke, Glück, štěstí... Vous parlez « bonheur » ?

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Lykke, Glück, štěstí, happiness, onnellisuus, bonheur. Danois, allemand, tchèque, anglais, finnois et français, le bonheur se décline dans toutes les langues. D'après une enquête sur la recherche du bonheur menée dans plus de 45 pays auprès de 10.000 personnes, il en ressort que devenir riche et trouver le sens de la vie arrivent bien loin de la première aspiration des gens, à savoir : être heureux !

Les librairies regorgent de titres sur le développement personnel, la pensée positive, l’épanouissement par le bien-être, la recherche du bonheur... De leurs côtés, de plus en plus d’entreprises se tournent vers ce nouveau type de coaching en bien-être pour accompagner leurs salariés dans leur développement professionnel. On le voit, qu’il s’agisse de la vie privée ou de la vie professionnelle, cette quête du bonheur et du bien-être personnel joue déjà un rôle capital dans tous les pans de notre vie, et parfois sans qu’on en ait pleinement conscience...
 
Bonne lecture !

Articles thématiques

  • Le bonheur, une quête pas forcément inaccessible

    C’est quoi le bonheur ? Est-il vraiment accessible à tous ? Puis-je aussi trouver le bonheur dans mon travail, avec mes collègues et responsables ? Que dit la science ? Que disent les professionnels du bonheur qui accompagnent les entreprises à poser les premières pierres d’une nouvelle manière de collaborer dans le monde du travail ? Voici quelques pistes pour comprendre le bonheur et des clés pour s’en approcher…

    Nathalie Geladi* a exercé plusieurs fonctions dans les Ressources Humaines ces vingt dernières années et est, depuis maintenant deux ans, Happiness Trainor ou Coach en bonheur (oui, oui, ça existe). Loin des clichés qui pourraient faire d’elle un clown zen chez qui l’on va se confier quand on est stressé et qui cite les plus grands philosophes en caressant des pierres aux vertus magiques, Nathalie accompagne les entreprises dans le développement personnel de leurs employés afin de contribuer aux succès de celles-ci.
    Nous lui avons posé cinq questions : 
     
    - C’est quoi un coach du bonheur ? Et en quoi consiste votre mission ?
    Il n’y a pas de définition arrêtée car, pour chacun, le bonheur est différent. Mon rôle est de faire éclore les conditions tant individuelles que collectives pour que tout ce monde collabore dans le même sens dans l’entreprise. Le bien-être et le bonheur de chacun ne doivent pas disparaitre quand l’on franchit les portes de la boite qui nous emploie. Au contraire, ils constituent des « plus » qui contribuent à atteindre les objectifs de l’entreprise. En guidant celles-ci, j’aide à leur faire prendre conscience que la valeur humaine est capitale dans le succès collectif.
     
    - Depuis quand les entreprises s’intéressent-elles au bonheur ? 
    Le monde du travail a énormément changé ces dernières années. Les collaborateurs ont d’autres attentes par rapport à leur travail. C’est, en partie, générationnel mais il y a eu aussi une déshumanisation de l’employé qui est souvent devenu une « machine à produire ». L’être humain n’est, par essence, pas comme cela. Certaines entreprises en ont pris conscience et ont compris l’importance d’une réelle complémentarité entre leurs objectifs et les aspirations de leurs salariés.  
     
    - Concrètement, comment un coach du bonheur rentre en contact avec une entreprise ?
    Plusieurs entreprises m’ont contactée car elles ont entendu parler de nouveaux outils qui contribuent au développement des travailleurs. Elles souhaitent, à leur tour, se différencier du modèle « Top Down » hiérarchique et classique qui a montré ses limites, surtout auprès des nouvelles générations en attente d’autre chose. Je les accompagne alors pour des missions très variées qui vont de quelques jours à plusieurs mois. Lors de ma dernière mission, j’ai proposé à tous les collaborateurs des « Rendez-vous de développement » au cours desquels chacun d’entre eux prenait le temps de réfléchir sur lui et partager ses souhaits en matière de progression personnelle et professionnelle avec le responsable RH. Notre premier objectif était que l’employé comprenne sa valeur et sa grande contribution au succès de l'entreprise. Le retour des participants a été extrêmement positif. 
     
    - Quels sont les freins que l’on peut encore rencontrer dans cette nouvelle fonction ?
    Contrairement aux pays nordiques, les entreprises belges ne semblent pas encore « matures ». Même si elles ont pris conscience de ce besoin de remettre l’humain au centre de leurs considérations, certains dirigeants sont encore trop frileux ou craignent de voir les émotions de leurs collaborateurs prendre le dessus sur leurs responsabilités et engagements envers l’entreprise qui les emploie. Et pourtant, avec cette nouvelle manière de faire, les résultats sont là : moins de conflits, un taux absentéisme et un turn-over en recul, et surtout des collègues qui deviennent de vrais ambassadeurs de leur société. 
     
    - Au travail ou dans sa vie privée, existe-t-il une recette du bonheur ?
    La recette, ce serait de trouver une forme d’équilibre et d’alignement entre ce qu’on est et ce qu’on fait. Il est important que les choses que nous entreprenions aient du sens. Beaucoup de personnes n’osent pas toujours être elles-mêmes, et cela vaut bien sûr pour le monde du travail. 
     
    On le voit, le bonheur ne se définit pas en quelques mots. En témoigne la petite question posée à quatre jeunes demoiselles de 11 à 15 ans qui, loin des considérations professionnelles, ont leur propre définition du bonheur. Si Eva nous dit que l’on n’a pas « 7 vies comme les chats mais une dont on doit profiter tous les jours », Rosalie nous invite à « chanter sous la douche pour être heureux, même si on est nul !  ». De son côté, Zoé nous dit de « profiter du moment présent avant de penser à celui d’après ». Et Félicie, du haut de ses onze ans nous dit que le bonheur, c’est « dire aux gens qu’on aime, qu’on les aime »… Tout un programme !

    * Nathalie Geladi est administratrice de Sparkling Consult et membre active des Wowo (pour Wonderful Women), une communauté fondée par Florence Blaimont et qui met en lumière des femmes entrepreneures passionnées et heureuses de partager ensemble leurs expériences et nouveau parcours de vie. 
     

Vidéos

  • L’inspiration d’une pause #4

    Pour la quatrième édition de notre interview OpenSpace, nous avons rencontré Gaetane Albert, Responsable des ressources humaines chez Edenred Belux.

Inspiration

  • Dopamine, ocytocine, sérotonine et endorphine : le carré gagnant du bonheur

    Et si le bonheur ne dépendait pas que de notre volonté ? Et si notre cerveau contribuait à atteindre cet état de bien être ? Certains de nos comportements, humeurs et états d’esprit sont le fait de réactions chimiques dans notre corps.

    Nous savons par exemple que dans un état de peur, notre corps va sécréter de l’adrénaline, une hormone qui va accélérer les battements du cœur et la pression artérielle pour donner plus d’énergie à notre corps et faire face au potentiel danger. Avec le bonheur, la formule est la même sauf qu’il n’y a pas une mais quatre hormones qui déclenchent cet état d’euphorie et de bien-être. Quelles sont-elles ?

    La dopamine est l’hormone de la motivation. Essentiellement sécrétée le matin, on dit qu’elle aide à « démarrer le système nerveux ». En d’autres mots, c’est elle qui va nous booster, nous aider à prendre des actions et viser nos objectifs. Dormir, écouter de la musique, méditer et prendre l’air sont autant de moyens naturels pour augmenter son taux de dopamine et être dans les starting-blocks. À l’inverse, le sucre, le tabac et l’alcool augmentent artificiellement le taux de dopamine pour le faire redescendre aussitôt.

    La sérotonine est l’hormone de la zénitude. Plutôt sécrétée le soir, elle va nous permettre d’être moins agressifs et impulsifs tout en augmentant la confiance en soi et réduisant la douleur physique. À l’inverse de la dopamine, la sérotonine nous prépare au sommeil. La pratique d’un sport, l’exposition au soleil augmentent naturellement le taux de sérotonine.

    L’ocytocine est, elle, l’hormone de l’amour et des liens. Elle est sécrétée lors de rapports sexuels mais aussi lors de simples câlins ou lors de la création de relations sociales avec les autres. De plus, elle améliore le système immunitaire.

    Enfin, la quatrième hormone du bonheur est l’endorphine. Elle est générée pour diminuer la douleur et le stress, principalement lors d’activités physiques intenses mais pas que… L’endorphine est sécrétée en grande quantité lorsque l’on rit.

    Grâce à ce carré gagnant, nous avons toutes les armes pour être heureux dans la vie privée comme dans la vie professionnelle.

  • Le bonheur en entreprise, une question de générations ?

    On ne le sait peut-être pas mais nous retrouvons quatre générations encore actives dans les entreprises aujourd’hui et les entreprises n’ont d’autre choix que de se réinventer...

    Si les baby-boomers (personnes nées entre 1945 et 1960) qui voyaient le bonheur dans le travail accompli après s’être donné à 1000 % pour leurs supérieurs volent petit à petit vers la pension,  les générations X (personnes nées entre 1966 et 1976), Y (années 80 et la fin des années 90) et Z (nés à partir de 1997) se côtoient toujours et voient leur épanouissement passer par d’autres facteurs que la charge de travail.

    En effet, si la génération X est une génération transitoire qui recherche du sens et du bonheur à travers la reconnaissance de la hiérarchie, les attentes des deux dernières générations ont évolué et prônent un fonctionnement de travail collaboratif car elles sont en quête de liberté et d’échange pour s’épanouir. Les entreprises n’ont d’autre choix que de se réinventer pour devenir des entreprises collaboratives dans lesquelles l’humain est placé au centre de toutes les préoccupations et où l’accent est mis sur le coworking qui se révèle être un excellent facteur de productivité.

    De plus, en permettant à leurs jeunes collaborateurs d’exprimer leur créativité, les entreprises collaboratives voient non seulement leurs performances s’accroitre mais aussi le taux d’implication des travailleurs dans les objectifs de celles-ci.  

Le saviez-vous ?

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    Depuis 2010, l’absentéisme dans les entreprises belges a progressé de 33 % et le nombre de malades de longue durée a quant à lui progressé de près de 50 %.

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